• Eel-Energy présentée par Grégoire de LAVAL, Directeur du Développement (ESCP) qui développe le concept d’une hydrolienne constituée d’une membrane ondulante destinée à produire jusqu’ à 1 MW dans des courants de 1 à 2 m/s avec des dimensions réduites (16m x 16 m et 236 T) face aux projets actuels.

Née d’une rencontre entre un créateur passionné et un inventeur spécialiste reconnu des membranes ondulantes, une idée qui se concrétise en consortium avec plusieurs partenaires dont Ifremer et Hutchinson et fait déjà l’objet de plusieurs brevets. Elle est constituée aujourd’hui de 7 personnes dont 5 hébergées chez Ifremer à Boulogne sur Mer et a levé plusieurs millions d’euros en 2016 auprès de BPI/CCI.

  • METEOSWIFT, présentée par Morgane BARTHOD, Présidente (X2010)

Mettre des maths dans les éoliennes, voici le projet résumé avec enthousiasme par Morgane BARTHOD, afin de fournir des prévisions de production d’électricité par les champs d’éoliennes terrestres puis marine, répondant aux besoins économiques et exigences réglementaires futures.
En partenariat avec des exploitants éoliens et en conjuguant les talent de spécialistes pointus en météo, mathématiques et intelligence artificielle, la société a pour objectif de développer et de tester des modèles de prévision et de décision fiables. Elle a bénéficié d’un financement à l’innovation de 400 000 euros et se prépare à lever des fonds fin 2017. Elle a déjà engrangé une dizaine de contrats d’études ou de consultance qui lui assure un petit C.A.

Le domaine de la robotique sous-marine ouvre de nombreux horizon dans lesquels se situent les deux autres start-up présentées. Augmenter l’autonomie des engins sous-marins pour en faire de véritables robots.

  • SUBSEASTEM par Mathieu BODA, Dirigeant (Université)

Comment permettre à un robot de se repérer et de travailler en milieu hostile dans lequel la visibilité est réduite comme dans un épais brouillard. Alors que les technologies sont limitées par la faible capacité d’énergie embarquée, le projet s’appuie sur l’imagerie par Lidar. Les développements actuels permettent d’avoir une vision 3D sur quelques centaines de centimètres permettant un positionnement précis sur son objectif ou la réalisation de travaux d’expertise. La start-up bénéficie de fonds d’innovation et se présente au Concours Mondial de l’Innovation. Elle est en relation avec l’Onera, l’Ifremer et Saclay. Volonté d’avancer vite mais le constat que, malgré les marques d’intérêt des industriels du secteur maritime, les financements privés se décident très lentement.

  • FORSSEA Robotics par Gauthier DREYFUS, Président (X2010)

Gauthier DREYFUS a mis en avant l’association réussie entre une idée portée par un ingénieur de haut niveau scientifique et une PME pragmatique SEAROV. L’objectif est de créer un robot capable d’aller se connecter à des engins sous-marins au fond de l’eau pour les recharger en énergie et assurer les communications, en évitant d’avoir à les remonter. La société emploie aujourd’hui 2 ingénieurs dont 1 PHD et en recherche 2 autres. Elle s’appuie sur les réseaux industriels apportés par l’X, les dispositifs publics et le cluster PME. Le C.A. actuel est limité à quelques contrats de consultance mais la société vise 10 M euros à 5 ans, en mettant l’accent sur les services.
Elle a levé 500 k€ et compte parmi ses actionnaires la société SEAROV, le fond d’investissement de l’X et quelques personnes privées.

A l’issue de ces présentations, P. Breesé a fait un court exposé sur la mise en œuvre d’une stratégie P.I pour les start -up technologiques.
Tous ces exposés ont suscité un vif intérêt de l’assistance et ont donné lieu à des échanges de questions en séance ou au cours du pot amical que nous avons partagé à la Maison des Ponts.
Parmi les questions, il convient de noter celles relatives aux financements publics et privés. Les créateurs d’entreprises technologiques soulignent la multiplicité des dispositifs publics disponibles mais considèrent comme un vrai sujet l’accès à des financements privés. Les industriels apprécient les concepts mais veulent juger sur des prototypes. Ces créateurs soulignent également le temps passé à courir après les financements au détriment du travail de développement alors que le monde va vite. Un bon point : le vivier en France de scientifiques de haut niveau mais un regret la faible formation en marketing contrairement aux pays anglo-saxons.

En conclusion, une soirée très intéressante et des rencontres qui devraient être fructueuses. Merci aux organisateurs.